Marché immobilier

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Le marché traverse actuellement une phase de normalisation. Après les turbulences des dernières années, 2026 s'annonce comme une année de transition marquée par une stabilité retrouvée, bien que l'accessibilité demeure un défi de taille.


1. Tendances des prix et des ventes

Contrairement à d'autres provinces canadiennes, le Québec affiche une grande résilience. Les prix ne baissent pas ; ils stagnent ou augmentent légèrement selon les secteurs.

  • Unifamiliales : Le prix médian provincial devrait atteindre environ 520 200 $ cette année (+6 %). À Montréal, on prévoit un prix médian autour de 645 000 $.

  • Copropriétés : La hausse est plus modeste, avec un prix médian provincial projeté à 408 000 $ (+3 %).

  • Volume de ventes : On anticipe environ 95 700 transactions pour l'année, soit une légère baisse de 2 % par rapport à 2025, signe que le marché respire après une année 2025 étonnamment active.

2. Taux d'intérêt : La "Nouvelle Normalité"

Le cycle de baisse des taux semble terminé. La Banque du Canada maintient son taux directeur à 2,25 %, et la plupart des experts prévoient une stabilité pour le reste de 2026.

  • Les taux hypothécaires fixes se stabilisent entre 3,5 % et 4,5 %.

  • Cette stabilité apporte une meilleure prévisibilité pour les acheteurs, mais les règles de qualification (test de résistance) restent strictes, freinant particulièrement les premiers acheteurs.

3. Le défi de l'offre (Inventaire)

C'est le facteur critique en 2026. L'inventaire de propriétés à vendre demeure historiquement bas, particulièrement dans la région de Québec et de Lévis, où l'on compte parfois moins de 3 mois d'inventaire.

  • Conséquence : La surenchère n'a pas disparu. Elle est simplement plus ciblée sur les propriétés "clés en main" et bien situées.

  • Construction : Les mises en chantier peinent toujours à suivre la croissance démographique, ce qui maintient une pression constante sur les prix de la revente.

4. Disparités régionales

Le marché est de plus en plus fragmenté :

  • Montréal : Le marché tend vers l'équilibre, avec des délais de vente qui s'allongent légèrement (environ 50 à 60 jours).

  • Québec et Agglomérations : Des régions comme Rimouski, Rivière-du-Loup et les couronnes de Québec restent en forte faveur des vendeurs avec des hausses de prix plus marquées.


En résumé : C'est un marché de "bonnes opportunités" plutôt que de "spéculation". Les acheteurs ont plus de temps pour inspecter et réfléchir qu'en 2022, mais les vendeurs sérieux obtiennent toujours leurs prix s'ils sont réalistes.